Nouveau petit vlog retraçant mon départ et mon arrivée:
Bon visionnage !
-Valou
Voici le Vlog pilote ! On met a plat quelques trucs ! Bon visionnage !
lien: Ma vidéo
On se retrouve à la prochaine étape.
-Valou
ENFIN ! après des semaines de batailles et de démarches en recherches intensive de logement, j'ai enfin trouvé !
Je crois que ça aura été le plus gros casse tête à résoudre de ce voyage, en tout cas pour l'instant. Chercher un logement sans être dans le pays en plus de devoir réserver ce logement pour trois mois d'été n'aura pas été simple mais je peux le dire: J'ai mon logement ! Bon temporairement, mais je l'ai quand même !
Mais il y a un "mais" parce qu'il y a forcément un "mais". Le logement que j'occuperai devra être libéré le 11 août soit 20 jours avant mon départ ! Pas le choix je vais devoir occuper un AIRBNB le temps qu'il restera. EN MODE SURVIE !
Paradoxalement, amputer mon compte des billets d'avion aura été la plus facile de toutes les démarches.
Mais bon j'ai mes billets et mon logement !
-Valou
Il y a peu, je lançais ma cagnotte avec beaucoup d’espoir… Je ne savais pas à quoi m’attendre, ni combien de personnes seraient touchées par mon projet. Et aujourd’hui, nous avons déjà récolté une très belle somme.
Honnêtement, c’est complètement fou.
Je n’ai même pas les mots pour exprimer à quel point je suis reconnaissant !
Chaque participation, chaque partage, chaque message d’encouragement compte énormément pour moi.
Je voulais simplement vous dire merci. Merci du fond du cœur d’être là, de suivre cette aventure qui ne fait que commencer !
Départ prévu le 28 mai <3
-Valou
Je vais vous raconter ce qui est probablement l'un des trucs les plus stressants que j'ai vécu de ma vie. Et je dis bien probablement, parce que j'inclus là-dedans les exposés de troisième, le permis de conduire(la deuxième ou la troisième fois je sais plus trop) et la fois où j'ai dit "vous aussi" quand la serveuse m'a dit "bonne dégustation".
Je pars à six heures du matin. Nuit noire. Avec pour tout bagage une petite pochette verte sur laquelle il est marqué, en toutes lettres : "Petite section de maternelle — Valentin". Pas de cartable. Pas de sac à dos. Une pochette de maternelle. Posée sur mes genoux dans le bus comme si c'était un attaché-case. Quarante-cinq minutes de bus, une heure de train, et j'arrive à Paris à huit heures cinq pour un rendez-vous à l'ambassade américaine à dix heures quinze.
Deux heures à meubler. À Paris. Seul. Avec une pochette verte.
Je prends le métro pour la première fois de ma vie tout seul et je marche jusqu'à la place de la Concorde où je prends une photo de l'Arc de Triomphe de loin dont je suis sincèrement très fier. Vers neuf heures, je me dirige vers l'ambassade en me disant qu'avec un peu de chance je pourrais passer en avance. Et effectivement, le garde me fait signe. Je me dis : parfait, ça commence bien.
Je m'avance vers le portique de sécurité. On me demande de déposer mes affaires. Je dépose tout. Sauf mon chargeur. Parce que visiblement un câble USB-C représente une menace pour la sécurité nationale. Je suppose qu'on peut s'en servir pour attraper des buffles, je ne sais pas, ils n'ont pas précisé.
À l'intérieur, il y a deux guichets. Le premier, c'est rapide : empreintes, quelques documents, pourquoi vous voulez un visa. Classique. Le deuxième, c'est un peu plus… personnel. On me demande notamment ce que j'ai fait dans les années 1990. Je réfléchis. Je fouille dans ma mémoire. Je pense que je n'étais pas né. Trente minutes en tout, je ressors, je récupère mon chargeur — mon arme de destruction massive — et il est neuf heures trente.
Mon train de retour est à quatorze heures dix.
Donc je me dis : autant aller voir l'Arc de Triomphe de près cette fois, pas juste en photo floue de la Concorde. Je prends la ligne 1, je sors à Charles de Gaulle-Étoile, et là en sortant de la bouche de métro je suis émerveillé. Je n'ai pas l'habitude. C'est grand. C'est beau. Et surtout, maintenant vient le moment que j'attends depuis six heures du matin : le café.
Je repère un bistrot sur les Champs. Je rentre. Le serveur arrive avec le sourire. Je commande un double Espresso. Il me demande si je veux une viennoiserie. Je dis non. Et heureusement que j'ai dit non. Il m'apporte la note. Je regarde. Huit euros. Je me penche légèrement en avant. Je lis la devanture. George V.
Voilà. Je suis seul à Paris. Avec une pochette verte marquée "Petite section de maternelle Valentin". Et j'ai choisi, sans le remarquer, de prendre mon café dans l'un des établissements les plus luxueux; Quel galérien…
En signe de protestation, je me lève et je laisse un pourboire. Un euro cinquante. Je sors, sans me retourner, le menton haut, comme si j'avais laissé cinquante euros.
Il est environ onze heures. Il faut manger. J'ai des points Burger King. Je me commande un menu pour sept euros cinquante — soit cinquante centimes de moins que le café — et je m'installe devant l'Arc de Triomphe pour le savourer tranquillement. C'est à ce moment précis qu'un couple de Néerlandais d'un certain âge vient m'accoster pour me demander comment accéder à l'Arc. Je ne sais pas ce qu'ils ont vu sur mon front — "Office du Tourisme", "Renseignements gratuits".
Et puisque je suis lancé dans le tourisme, autant aller voir la Tour Eiffel. Je prends le métro jusqu'au Trocadéro. Dans le couloir du métro, une dame m'accoste. Elle veut faire des photos dans un photomaton. Je ne sais pas pourquoi elle m'a choisi parmi tous les gens présents — peut-être que j'inspire confiance, peut-être que j'avais l'air disponible, peut-être que la pochette verte donne l'impression que je travaille là. Je me dis: "quête secondaire, je saute à pied joint direct !!!" On s'installe devant la machine, je l'aide à naviguer dans les menus, on appuie sur le bouton, on attend. Les photos ne sortent pas. Elle me regarde. Pas pour me remercier. Pour me gronder. Comme si c'était moi qui avais mangé ses photos. Je suis à la fois bénévole, technicien, et responsable d'un incident que je n'ai pas causé. Les photos finissent par sortir. Elle me dit merci, et que Dieu me bénisse. Ce qui, après une matinée pareille, n'est pas de refus.
En sortant, je hume le doux air des vendeurs à la sauvette que j'esquive — non merci pour la tour Eiffel en plastique à 20€, j'ai déjà claqué 8€ dans un café — et j'arrive face à elle. Elle est là. De l'autre côté de la Seine… Mais elle est là hein ! Je sors mon téléphone, je prends ma photo, et avant même d'avoir le temps de le ranger, quelqu'un me tend le sien comme si sa vie en dépendait. J'accepte. Je prends la photo. Je lui rends. Immédiatement, quelqu'un d'autre me tend le sien.
En l'espace d'une matinée je suis passé de touriste solitaire à agent de l'office du tourisme à photographe professionnel non rémunéré. Tout ça avec une pochette de maternelle.
Je prends la deuxième photo. Je rends le téléphone. Et je pars dans une direction aléatoire, le plus loin possible, avant de faire demi-tour vers le métro et la gare.
Bilan de la journée : visa obtenu, Arc de Triomphe vu de loin et de près, Tour Eiffel photographiée, deux groupes de touristes orientés avec succès, un Burger King à 7,50€, un café au George V à 8€, et un pourboire de protestation d'un euro cinquante qui n'a impressionné absolument personne.
Mais bon j'ai mon visa, une pochette verte et une galère de plus qui se finit en jolie histoire.
Prochaine étape le vol et le logement…
— Valou
Réponse positive à ma candidature et machine lancée, il faut maintenant compléter mon dossier avec toutes mes informations et valider mon inscription à Purdue.
Cela nous rend donc au mois de Décembre 2025. Ce dossier doit ABSOLUEMENT ETRE VALIDÉ. Il me donne accès à deux formulaires susnommés DS-2019 (Certification d'invitation de mes correspondants) et DS-7002 (Convention de stage).
SAUF QUE ! Le tête en l'air que je suis, a complètement oublié qu'il me faut impérativement un document à jour pour pouvoir partir, le genre de document auquel on pense en premier quand on sait que l'on doit quitter la France: LE PASSEPORT ! il était sur le point d'expirer !
Bon premier problème je dois renouveler mon passeport avant de faire quoi que ce soit d'autre. Le gros problème est que ça risque de retarder mon obtention du visa et donc peut-être d'annuler mon départ.
Pas le temps d'attendre je dois prendre un rendez vous à la mairie en urgence et renouveler mon passeport. Mon rendez vous tombe le 30 janvier 2026 et je dois attendre à peu près un mois pour recevoir mon passeport. Une fois que je l'ai reçu, j'ai enfin pu valider mon dossier du coté de Purdue. J'ai reçu les papiers DS-2019 et DS-7002 début avril.
Et là on peut se dire: "Parfait plus qu'à avoir un visa !"
SAUF QUE ! Les dates sur les deux papiers n'étaient pas les bonnes… RETOUR A LA CASE DEPART !
Malgré tout la modification à pu être faite et j'ai enfin reçu les bons papiers !
— Valou
Tout a commencé par un mail dans ma boite mail.
J'ai finalement, après beaucoup d'hésitations et de questionnements, fait le choix de candidater sans réelle prétention juste pour voir où ça allait me mener.
L'été 2025 s'était quasi totalement écoulé et n'ayant pas eu de réponses (positive ou négative) j'ai fini par me dire que ma candidature avait été refusée. QUE NENNI ! Mi-aout 2025 j'ai reçu une demande d'entretien avec un potentiel maitre de stage à l'université de Purdue, à West Lafayette, dans l'Indiana.
Panique à Bord !!!! Autant dire que j'étais plus sous pression qu'une cocotte minute.
L'entretien en Visio était prévu pour le 30 août 2025 à la fin duquel j'ai reçu une réponse positive !!!!
Voila c'était lancé (Ou presque)! J'allais partir trois mois à Purdue University. Une université américaine de rang mondial, Un endroit où Neil Armstrong a étudié. Autant dire que ça ne rigole pas.
Cependant il y avait un petit "mais"! J'allais devoir me préparer en gagnant le plus de compétences possible sur la résolution de problèmes physiques avec l'outils numérique: un travail titanesque entre-autre mais un défi d'une certaine manière.
Direction l'étape suivante la complétion de mon dossier…
Mais concrètement, c'est quoi ce projet ?
L'idée est de réaliser un échange académique de trois mois — un projet de recherche — au sein de Purdue. Intégrer la vie sur le campus de West Lafayette, rencontrer des étudiants du monde entier, et revenir avec une vision différente de la physique, des sciences, et de moi-même.
Pourquoi ce blog ?
Ce blog, c'est mon journal de bord. Je vais tout raconter : les démarches administratives (spoiler : il y en a trop), le visa, le logement, le choc culturel, les galères mais aussi les belles surprises.
L'idée est folle. Mais les meilleures le sont souvent.
— Valou